LE BARON CHAUDRONNERIE : UNE ENTREPRISE DYNAMIQUE AU COEUR DU TERRITOIRE

LE BARON CHAUDRONNERIE : UNE ENTREPRISE DYNAMIQUE AU COEUR DU TERRITOIRE

A la découverte de Mickael BERUTO , le quotidien de son entreprise et ses espoirs pour le futur

Pouvez-vous vous présentez ?

Je suis monsieur BERUTO Mickael, j’ai 45 ans et  j’ai 14 ans de métier dans la ferronnerie. J’ai commencé en tant que auto entrepreneur au début et actuellement je travaille pour mon propre compte. J’ai repris cette entreprise en avril 2022.

Pouvez-vous présenter votre activité ? en quoi consiste sa complémentarité avec la précédente entreprise ?

Mon entreprise est spécialisée dans les métiers de la ferronnerie, notamment la soudure, la forge. Nous sommes spécialisés également dans l’ouverture des coffres forts, l’entretien des usines. Je répare également les outils agricoles. Nous intervenons également dans la réparation des outils de château d’eau.

Concernant sa complémentarité, il faut dire qu’en plus des activités de  l’ancien propriétaire que nous avons conservé nous avons ajouté l’activité de chauderie industrielle pour laquelle j’ai une grande expérience dans le domaine.

Pouvez-vous nous parlez du contexte dans lequel intervient cette reprise d’activités de votre entreprise ?

Je cherchais un local pour agrandir mon activité et j’ai rencontré monsieur Bastrot dans ce cadre, qui souhaitait partir à la retraite nous avons décidé de conclure ensemble cet accord de reprise d’activité. En rappelle l’entreprise  Bastrot existe depuis 1960. Nous avons rencontré des difficultés de recrutement au début mais actuellement tout se passe bien.

DE NOUVEAUX COMMERCES RURAUX

La gestion des services publics dans les communes rurales tout comme le maintien des commerces, sont un souci permanent des élus locaux. Le territoire « d’Armagnac Adour », rural s’il en est, n’échappe pas à la règle même si son chef-lieu Riscle ainsi qu’Aignan viennent d’être intégrés dans le programme «  petite ville de demain ».

Christophe TERRAIN, 1er vice- président  en charge de l’économie sur le territoire de la communauté de communes fait le point 

« On fait le constat des fermetures, qu’on regrette bien sûr, mais on peut aussi louer les créations. Une nouvelle génération de commerçants notamment, semble  se mettre en place et l’on peut s’attendre à une nouvelle dynamique des bourgs ; l’attente de la population est grande dans ce domaine. Ainsi des initiatives communales ont aidé au développement d’entreprises et autres commerces dans quelques bourgs communautaires : une station service en projet sur Viella, un restaurant installé dans les locaux acquis et aménagés par la commune de St Germé, une boutique de mode ouverte au cœur de Riscle ; boutique qui fait partie des 6 derniers petits commerces qui viennent de s’installer. Sur Aignan, la commune a mis en place un « comité consultatif » chargé de faciliter les transmissions et gérer les nouvelles ouvertures, dont les commerces itinérants : on est donc là sur une dynamique, avec entre autre l’ouverture d’une lingerie-féminine, la création d’une station de lavage ou encore le projet d’implantation d’une affaire d’étude thermique. On sent  donc bien que les choses bougent, qu’une dynamique est en train de s’installer, une dynamique qui nous permettrait de voir avec un peu plus d’optimisme les évolutions de nos bourgs ruraux ».

 

La Ferme Descoubet

La Ferme Descoubet

La ferme Descoubet, une exploitation familiale :

« Notre exploitation est familiale depuis plusieurs générations. La ferme était plutôt centrée sur la vigne et les grandes cultures, le gavage et l’élevage de canards. Depuis 2010, Stéphane et moi avons restructuré l’exploitation afin de se consacrer exclusivement à la vente directe. Aidée de nos parents et de nos enfants, la ferme Descoubet est une entreprise familiale et compte deux salariés. »

Une distribution en circuit court :

« Avec le temps, notre petite ferme s’est développée. Pour cela, la partie conserverie interne à l’exploitation a été créée en 2010 pour assurer la production locale et la vente directe. Par ailleurs, outre la vente à la ferme, nous travaillons en partenariat avec « Carrefour Contact » de Riscle ce qui permet une distribution de nos produits sur le territoire en circuit-court. Ainsi nous avons pu nous développer, nous faire connaitre et construire notre image auprès de la population locale. En parallèle, nous faisons des salons dans toute la France sur la période de fin d’année. Ces salons sont basés sur le vin, la gastronomie, et bien entendu le foie gras est un produit très recherché. En plus du Carrefour nous collaborons avec les restaurants le Pigeonneau, le Br by Ludo de Riscle ainsi que Pizzadour. Nous favorisons le circuit-court de la ferme à l’assiette. »

Une qualité fait maison :

« Nous élevons la totalité de notre production à la ferme. Elle concerne environ 8 000 canard par an. Les canards arrivent sur l’exploitation à 1 jour jusqu’au gavage et la consommation. Nous avons également une petite production de porc noir : environ deux à trois porcs par mois. Nous vendons du porc frais mais également des salaisons. La ferme Descoubet essaye d’être le plus autonome possible sur l’exploitation. Nous avons quelques vaches laitières ainsi que quelques veaux pour la vente, un potager et des céréales, le nécessaire pour nourrir les animaux et la famille. Tout ce qui rentre dans la cuisine ainsi que dans la conserverie vient de notre ferme. »

Christine DUPUY

Christine DUPUY

Présentation du domaine de Christine Dupuy

« J’ai repris le domaine en 1993. Ce dernier est resté dans la même famille depuis la Révolution française. C’est une exploitation en polyculture avec de la vigne et des céréales. La partie céréalière a été confiée à un prestataire et j’ai très vite converti le domaine viticole en agriculture biologique. Lors de la reprise du domaine, il y avait 7 hectares de vignes, nous en avons aujourd’hui 23 dont 17 en appellation madiran et 6 en Pacherenc pour une production de 100 000 bouteilles à l’année. »

Une viticultrice locale traditionnel en bio…

« Nous nous sommes regroupés avec d’autres vignerons bio du sud-ouest pour fonder « À bisto de Nas » : groupement qui se développe fortement malgré la crise covid. L’intérêt de ce groupe est de posséder une base logistique à Agen qui rentre et stock une partie de nos productions. Des agents présents sur le territoire passent les commandes à ce prestataire agenais qui se charge de l’expédition et de la gestion administrative. Cela nous permet de développer une vraie politique commerciale. Ce groupement facilite une dynamique collective et vertueuse entre vignerons, favorise la participation à des salons et renforce les échanges techniques pour la pratique du bio et de la biodynamie. La viticulture biologique nécessite un travail exigeant car les vignes sont très sensibles aux maladies et la question de l’humidité nous contraint à une attention de tous les instants ».

…et au service du rayonnement international du territoire

« Tout est fait sur le domaine : mise en bouteille, étiquetage et commercialisation. 40% de la production part à l’exportation et 60% des bouteilles sont commercialisées en France. Ces dernières ne sont pas vendues en grande distribution mais sur le marché français traditionnel : cafés, hôtels, restaurants, cavistes et petits grossistes.. Le reste de la commercialisation se fait à l’étranger. Nous sommes présents au Québec, aux États-Unis, en Suisse, en Chine, au Japon, en Belgique, en Allemagne, en Pologne et en Australie. Nous pratiquons également la vente directe tous les jours sur le domaine et le week-end sur rendez-vous. Au plaisir de vous y accueillir. »

Jean Pascal LAFFITTE

Jean Pascal LAFFITTE

Jean-Pascal en quelques mots :

« J’ai 58 ans et je suis agriculteur, éleveur à Fustérouau, village du centre de notre Communauté de Communes Armagnac Adour. Je suis installé ici depuis 1985. »

Racontez-nous votre histoire :

« J’ai une exploitation agricole où j’élève des bovins de race charolaise. Je suis également sélectionneur c’est-à-dire que j’engraisse et je finis tous mes animaux. Mis à part mon troupeau, je possède 70 hectares de culture pour les nourrir. On peut trouver du maïs et des céréales, et le surplus est à la revente. »

Être agriculteur en temps de crise :

« Avant la crise de la COVID-19, je vendais toutes mes vaches de réforme, c’est-à-dire les vaches de race, dans la restauration à Toulouse. Je valorisais très bien mes animaux ce qui m’a permis de rémunérer un salarié sur mon exploitation. Aujourd’hui, je me suis retourné vers les ventes directes avec une vache tous les deux ou trois mois pour malgré tout continuer à valoriser mes bêtes. Je travaille aussi avec des partenaires locaux et des départements limitrophes. »

Une exploitation responsable :

« Aujourd’hui je m’inscris dans un système polyculture-élevage. J’ai une exploitation aux aspirations environnementales des acheteurs qui aujourd’hui n’est pas assez valorisée et reconnue. »